La transformation numérique des entreprises progresse rapidement en raison de l’évolution des modes de travail. L’un des effets les plus évidents a été la numérisation des processus et, entre autres, des processus de signature de documents (contrats, autorisations, etc.). En ce sens, selon des données de Lleida.net, l’utilisation de la signature électronique a augmenté de 598,81% si l’on compare le mois de juin 2020 et celui de 2019, et de 609,44% si l’on compare le mois de décembre 2020 avec décembre de l’année précédente.

Cela signifie que la signature électronique est utilisée dans un grand nombre de documents et dans des documents d’importance économique croissante, de sorte que la sécurité devient essentielle. Dans cet article, nous allons parler de la différence entre authentification et identification afin que vous sachiez reconnaître une signature électronique sécurisée.

Différence entre authentification et identification

La clé pour que la signature électronique puisse permettre aux entreprises de mettre en œuvre la transformation numérique est de trouver un équilibre entre sécurité et satisfaction du client. Si la signature est sécurisée, mais implique une grande complexité pour le client, son expérience ne sera pas bonne et il  abandonnera le processus d’achat. Trouver cet équilibre implique une augmentation des transactions. Mais quelle est la différence entre authentification et identification? Nous l’expliquons en détail:

  • Identification. C’est le processus de vérification de l’identité de l’utilisateur, c’est-à-dire, l’on vérifie que l’utilisateur est bien celui qu’il prétend être. La vérification d’une personne dans le cas d’une signature physique est simple via le DNI, le passeport ou le permis de conduire, cependant, pour faire une signature électronique, il est nécessaire de vérifier à travers le portable ou un autre appareil que l’utilisateur est bien celui qui il prétend être.
  • Authentification. Il consiste à analyser les identifiants numériques de l’utilisateur avant de lui donner accès au processus de signature électronique. Il existe plusieurs formes d’authentification :
    • Courrier électronique. Dans le cas du courrier électronique, le signataire reçoit un email avec un lien qui lui donne accès au processus de signature. Au moment où le signataire clique sur ce lien, il est authentifié car l’adresse email est unique.
    • Identifiants. Dans ce cas, le signataire se connecte avec un nom d’utilisateur et un mot de passe valides et accède ainsi aux contrats à signer. Par exemple, lorsque nous accédons au site Web d’une banque, nous entrons notre numéro DNI (utilisateur) et un mot de passe. Avec ces données, le système comprend que l’identité de l’utilisateur est valide.
  • SMS ou OTP (mot de passe unique). Un autre moyen d’authentifier un utilisateur consiste à utiliser un message SMS et un mot de passe à usage unique. Dans ce cas, le mot de passe est envoyé au numéro de téléphone du signataire, qui le saisit sur la page web où se trouve le document à signer.
  • Questions de sécurité. L’utilisateur doit répondre à une ou plusieurs questions de sécurité avant d’accéder au processus de signature, les réponses étant connues de l’expéditeur et du signataire et, en ce sens, on parle d’informations partagées. Les questions peuvent être statiques ou dynamiques, de sorte qu’elles sont toujours les mêmes ou changent de manière aléatoire et que seul le signataire connaît la réponse.
  • Certificat numérique. L’utilisateur, dans ce cas, utilise un certificat numérique émis par un fournisseur de services de confiance et des autorités de certification.
  • Données biométriques. Elles sont utilisées pour des opérations qui peuvent présenter un risque plus élevé et nécessitent plus de sécurité. Il s’agit de l’utilisation de l’empreinte digitale ou de la reconnaissance faciale. L’authentification par empreinte digitale est largement utilisée dans les entreprises. Tout d’abord, les empreintes digitales des employés sont stockées dans une base de données d’entreprise. Plus tard, pour accéder aux bureaux de l’entreprise, l’empreinte digitale sera lue en plaçant le doigt sur un lecteur. De cette façon, il est possible d’accéder et quitter le bureau.

Sur quoi repose la sécurité de la signature électronique?

La réglementation de la signature électronique via le règlement eIDAS suppose la mise en place d’une série d’exigences à respecter pour que la signature électronique soit sécurisée :

  • Tout d’abord, la signature électronique doit identifier le signataire sans ambiguïté.
  • Deuxièmement, l’intégrité du document signé doit être garantie. Autrement dit, il est important de savoir que le document n’a pas été modifié par rapport à l’original.
  • Enfin, le signataire ne peut pas rejeter ou nier avoir signé le document, c’est-à-dire que la non-répudiation du document signé doit être assurée.

En bref, bien que la pandémie due au COVID-19 ait favorisé l’utilisation des signatures électroniques, la nécessité des entreprises d’être concurrentes en termes de numérisation a fait que cet outil est venu pour rester et être utilisé, de plus en plus, dans chacun des services et domaines des entreprises.

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