Règlement de confidentialité et Blockchain. Les droits du consommateur face aux enregistrements immuables (2/2)

Une solution possible serait de « diviser » les informations afin de permettre que « les données à caractère personnel soient stockées séparément depuis le Blockchain »

Cependant, selon ces règlements (comme le RGPD), les données à caractère personnel n’incluent pas seulement « nom, prénom, adresse, etc. » (pour « identifier » la personne), mais aussi d’autres informations confidentielles ou pas, comme les numéros de portable, adresses de courrier électronique, adresses IP, informations concernant la géolocalisation, informations financières, informations concernant la santé, condition sexuelle ou informations concernant le genre (qui font de la personne quelqu’un « d’identifiable » avec d’autres données).

Il est possible qu’il existe le besoin de « grands doses de créativité » pour concevoir et implémenter des projets et applications Blockchains « légaux et compatibles » (sans mentionner « Big Data », spécialement où les « consommateurs » soient impliqués (pour quelques projets B2B, la gestion sera probablement plus simple).

Il existe, bien entendu, des « exceptions » dans ce Règlement (des fins gouvernementaux, intérêt publique, intérêt légitime de l’organisation, à condition qu’ils n’entrent pas en conflit avec les intérêts individuels légitimes et droits de confidentialité et liberté, entre autres), même si leur application n’est pas simple pour « toutes les entreprises ». Le fait de « pseudonymiser » est également une option règlementée, donc doit s’utiliser en respectant le Règlement.

Avec ou sans Blockchain, les organisations doivent s’adapter au Règlement en tout moment; son non-respect est un risque important qu’aucune organisation ne peut se permettre, car pourrait comporter un grand impacte en termes de sanctions, mais aussi de réputation, confiance des clients et, éventuellement, de revenus et résultats.

« L’industrie Blockchain » réagira et essayera de résoudre cette « incompatibilité » entre « droits et libertés des personnes » et « intérêts des entreprises ». Le chemin sera long et pourrait durer des « années » et comporter « beaucoup d’autres changements » liés au concept Blockchain tel qu’on le connait aujourd’hui.

Curieusement, quelques personnes ont mis sur la table que « les Règlements de confidentialité et RGPD ne sont pas compatibles avec Blockchain », et que « les Règlements de confidentialité et RGPD limitent l’innovation »; mais la réalité n’est autre que « on ne peut pas innover à n’importe quel prix », et les limitations des Droits et Libertés des personnes ne peuvent pas payer le prix de quelques innovations, surtout quand il existent beaucoup « d’options et formes de technologie » et un espace réduit (au moins, jusqu’à aujourd’hui) pour les libertés et droits dans l’intérêt de la « sécurité », le « confort » et « simplicité » (et pas toujours des personnes).

En attendant, d’autres alternatives apparaitront et seront peut-être analysées par des organisations du monde entier, et les « lobbies de Blockchain » essayeront d’influencer les gouvernements et les régulateurs.
Mais, si Blockchain « n’appartient à personne », Qui est-ce que prendra l’initiative (et les coûts)?

Cependant, comme vous savez, nous pouvons toujours « aider l’industrie » et fournir une manière très rentable, directe et simple de « Témoigner et légaliser le monde numérique », tout en respectant le Règlement de protection des données à caractère personnel, au même temps que nous mettons à la disposition de tout le monde une manière correcte de recueillir, gérer et insérer les informations « garantie » dont ils ont besoin, dans les systèmes de l’information dont ils ont besoin, que ce soit un système informatique déjà mis en place, une nouvelle Implémentation ou un projet Blockchain, en préservant les droits des individus octroyés par la législation dans tout le monde.

Merci beaucoup,

Manuel Gallo

مانويل جالو

Directeur des Opérations

الرئيس التنفيذي للعمليات

Chief Operations Officer, EMEA
Avec plus d’années d’expérience de ce que je voudrais admettre. Je vis dans le « nuage » et dans des entreprises de télécommunications, où j’ai découvert un jour que le monde est trop précieux pour mettre des barrières culturelles ou de tout autre type. Dès lors, chaque année je cumule les milles « grand voyageur » nécessaires pour faire l’aller-retour à la lune et comprendre le monde à travers les yeux d’autres personnes.

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